Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme
Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme

Avez-vous du succès dans la vie ?

Difficile à dire… En principe, ça va : vous avez un toit sur la tête, de la nourriture dans le frigo, un diplôme, des amis, un smartphone, etc.

Tout cela pourrait-il être mieux ? Probablement…

Mais au fait, c’est quoi le succès ?

  • Réussir ce qu’on entreprend ? Non, ce serait trop simple. Il suffirait alors de n’entreprendre que des choses faciles…
  • Entreprendre des choses difficiles et les réussir alors ? Pas exactement non plus… Par définition, les choses difficiles ont un taux de réussite très faible. Le succès dans la vie ne serait alors réservé qu’à une infime minorité d’entre nous, ce qui n’est heureusement pas le cas.

Winston Churchill nous propose, non sans cet humour si caractéristique des anglo-saxons,  une solution intéressante* : “Success is advancing from failure to failure without losing enthusiasm”, soit dans la langue de Molière : “le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme”.

* : cette citation est aussi attribuée à Abraham Lincoln et à Grover Cleveland, qui furent tous deux présidents des Etats-Unis au XIXème siècle.

Attardons-nous un peu sur cette citation. Pour moi, elle est d’une grande puissance, parce qu’elle signifie trois choses très vraies : 1 – l’échec est inévitable ; 2 – l’échec est une vue de l’esprit, 3 – l’échec est constructif.

1 – L’échec est inévitable

Avez-vous déjà rencontré quelqu’un qui n’a jamais échoué ? Moi non. Personne ne peut réussir quoi que ce soit de significatif du premier coup, c’est dans la nature des choses, formulée par Edward Murphy : “tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera mal”.

L’échec est la partie immergée de l’iceberg du succès. Les personnes qui ont connu les plus grands succès sont également celles qui ont le plus échoué.

Quand Thomas Edison, immense inventeur, énonce sa fameuse formule :” 1% d’inspiration, 99% de transpiration”, ce dont il est question, c’est des milliers d’itérations, de tentatives infructueuses nécessaires pour transformer une idée, un concept, en quelque chose de fonctionnel et de viable (par exemple l’ampoule électrique ou le phonographe).

2 – L’échec est une vue de l’esprit

Nous avons une fâcheuse tendance à vouloir faire tout faire rentrer dans des cases (“ça dépend : ça dépasse”), à voir les choses “tout blanc” ou “tout noir”. Ainsi, on catégorise souvent comme “réussite” ou “échec” des réalités complexes qui gagneraient à être nuancées :

Par exemple, un élève A peut très bien avoir échoué à son examen, mais avoir assimilé durablement des choses qui lui seront utiles pour le futur, alors qu’un élève B, qui a réussi l’examen, aura tout oublié dans deux semaines. Au fond, qui est le loser ?

En outre, un échec n’en est jamais vraiment un, car il est une occasion d’apprendre, d’optimiser, de parfaire…et d’augmenter ses chances pour la fois suivante.

Connaissez-vous Robert Peary ? C’est un explorateur Américain, né en 1856. Un véritable acharné : 16 ans et 6 expéditions lui auront été nécessaires pour atteindre le Pôle Nord* en 1909. Chaque tentative lui a permis d’aller plus loin que la précédente. Les 5 premières tentatives étaient donc à la fois des échecs (il n’a pas atteint le pôle) et des succès (il est allé plus loin, il a acquis de l’expérience, il est revenu en vie).

*: l’atteinte réelle du pôle Nord exact par Robert Peary est soumise à controverse. Ce qui est sûr, c’est qu’il est arrivé très près (de l’ordre de 50 km).

En fait, les échecs sont à la fois des ornières et des pavés sur la voie de la réussite.

3 – L’échec est constructif

Ce qui compte, au fond, ce n’est pas là où on se trouve à un instant t, c’est là où on arrive in fine. Dans cette optique, l’échec peut nous aider à aller plus loin !

Comment la plupart des champions deviennent-ils des champions ? En faisant l’amère expérience de la défaite, dans laquelle ils puisent la force et la motivation pour travailler avec plus d’ardeur et se hisser au sommet.

Lorsqu’il avait 15 ans, Michael Jordan n’a pas été pris dans l’équipe de basket de son lycée (sachant qu’il y avait tout de même 15 places disponibles pour sa tranche d’âge).  Cela lui a donné une motivation hors du commun pour travailler et devenir meilleur. Il a grandi, s’est musclé, a perfectionné son jeu… pour devenir quelques années plus tard l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, tout simplement.

Encore mieux, les échecs nous offrent des opportunités insoupçonnées en nous écartant d’un chemin de vie convenu, droit et ennuyeux… Un peu comme le concept de serendipité en science (relatif aux découvertes scientifiques réalisées par hasard, de manière accidentelle, souvent en menant des recherches portant sur un tout autre sujet).

À la base, Charles Darwin voulait être pasteur. Il a été recalé à l’examen d’entrée et est devenu naturaliste et paléonthologue. À la base, Vincent Van Gogh voulait être pasteur, lui aussi. Il a également échoué à l’examen d’entrée (décidément !) et il est devenu un des plus grands peintre de l’histoire. À la base, Adolf Hitler voulait être peintre…ah non, mauvais exemple !

CONCLUSION(S)

Lorsqu’une tentative n’aboutit pas, il ne faut pas s’en émouvoir outre mesure. Il faut simplement ajuster et recommencer. Au fond, seul le résultat final compte… Et tout le monde se moque de savoir combien de temps ou de tentatives auront été nécessaires.

Mick Jagger l’a bien dit : dans la vie, on n’obtient pas toujours ce qu’on veut…mais si on essaye, on pourrait bien obtenir ce dont on a besoin. Ce qui compte en somme, c’est l’expérience, le voyage (je sais, ça fait “tarte”, mais c’est vrai).

Mon conseil d’expert : échouez tant que vous le pourrez (mais avec enthousiasme) ! Faites comme Nick Leeson, le trader qui a coulé la Barings en 1995 : trichez,  faites-vous virer, allez en prison, divorcez, ayez le cancer…ET survivez ! Vous vous referez en écrivant un super bouquin et en donnant des conférences 🙂

Se prendre des portes et continuer à avancer, c’est ça le succès ! 

Arriver plus loin que ce qu’on aurait jamais cru possible, c’est ça le succès ! 

Pouvoir se retourner sur sa vie sans avoir de regret, parce qu’on a osé et qu’on s’est donné à fond, c’est ça le succès !

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